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Pascal Plancq

Passionné de chevaux, de sport et de commerce, Pascal Plancq fonde les Écuries du Chapitre en 1991. Ayant également un goût certain pour le voyage et les rencontres, il parcourt le monde pour exporter ses chevaux et contribuer à l’essor de l’équitation sur tous les continents.

Pascal Plancq est le Président de l’AFCE (Agence Française du Commerce d’Équidés) depuis 2019.

INTERVIEW

Comment est née votre passion pour les chevaux ?

Pascal Plancq : « J’ai commencé à monter à cheval à la Société Hippique de Malvoisine à Hautefeuille, assez tardivement, j’avais environ quinze ans. Là-bas nous étions un bon groupe d’amis, nous partions en concours ensemble le week-end. Je me suis très vite pris au jeu, je me suis laissé envoûter par la passion, si bien que je me suis rendu à l’évidence : je voulais travailler au milieu des chevaux. »

pascal plancq

Pourquoi avoir choisi de devenir commerçant et éleveur plutôt que cavalier ?

« D’abord parce que je n’ai jamais été un cavalier hors pair, et puis il y a toujours eu assez de cavaliers. Je dois préciser, qu’en tant que fils de commerçant, j’ai choisi le commerce avant l’élevage. Acheter et vendre des chevaux est passionnant, surtout acheter. C’est excitant de trouver un nouveau cheval, d’espérer le voir atteindre un objectif et de lui permettre de le faire. C’est un métier qui nécessite une remise en question permanente. Et puis le commerce permet de rencontrer beaucoup de monde, de voyager, ce qui n’est pas pour me déplaire ! »

Racontez-nous la naissance des Écuries du Chapitre…

« L’histoire a commencé en 1990 lorsque nous nous sommes installés à la ferme du Chapitre. Nous avons donné ce nom à notre société car il est plein de sens : une vie est composée de plusieurs chapitres, que l’on écrit au fur et à mesure… Nous avons vécu là-bas une période très agréable. Nous faisions à la fois pension et poney-club, et puis je me suis mis à acheter des chevaux. Les choses se sont faites petit à petit. Ensuite, l’envie de vivre « chez nous », dans nos propres murs, a commencé à se faire sentir. Cela a pris un peu de temps, mais nous avons fini par trouver le domaine de Sainte-Avoye. Nous y avons emménagé en 2003, sans regret. Cet endroit est tellement agréable !

Pourquoi vous être orienté vers l’exportation de chevaux sur d’autre continents plutôt que sur la vente en France et en Europe ?

« Par opportunité. Un ami s’est exilé aux Émirats Arabes Unis et je suis allé lui rendre visite . C’était mon premier voyage, j’en ai pris plein les yeux ! J’ai découvert une autre culture, d’autres personnes, d’autres contextes, et cela m’a donné le goût de l’aventure. C’est intéressant de se rendre dans des pays où peu de gens vont, personnellement comme professionnellement. Le marché est différent, la concurrence est moins rude peut-être. Ma carrière a été guidée par les rencontres : les gens que j’ai rencontrés aux Émirats m’ont permis d’aller dans d’autres pays, et ainsi de suite. »

Vous voyagez donc souvent ?

« Cette année, à cause de la situation sanitaire actuelle, cela va être malheureusement difficile, mais idéalement il ne faut jamais s’arrêter de bouger. Si on ne bouge pas, si on ne va pas voir les gens, sur les concours, dans leurs écuries, ça ne peut pas fonctionner. Et puis c’est agréable de voir comment évoluent certains chevaux, certaines fédérations, certains pays, etc. Dès que cela sera possible, je devrai repartir, sans toutefois confondre vitesse et précipitation. Nous devons faire entrer de nouveaux chevaux aux écuries, en vendre aussi, c’est une certitude. En ce moment la situation est bloquée car 85 % de notre chiffre d’affaires est à l’export mais la machine va se remettre en route. »

Qu’est-ce qui attire les cavaliers étrangers chez les chevaux français ?

« La plupart des cavaliers étrangers viennent chercher leurs chevaux en Europe, où il y a cinq pays majoritaires qui possèdent de bons élevages de chevaux : la France bien sûr, l’Allemagne, la Hollande, la Belgique et l’Irlande. C’est là où il naît le plus de chevaux et depuis très longtemps. En France, nous avons la chance d’avoir le Selle Français, qui est un cheval parfait pour le sport, sympathique et très facile, et c’est ça que les cavaliers venus d’ailleurs recherchent. »

Pourquoi venir un acheter un cheval aux Écuries du Chapitre ?

« Et pourquoi pas (rires) ! Nous essayons de faire de notre mieux afin que tous les cavaliers soient satisfaits en leur proposant des chevaux de qualité et adaptés à leurs ambitions équestres, quelles qu’elles soient. Les étrangers qui viennent nous voir ne reviendraient pas s’ils n’étaient pas contents de notre travail, mais ils reviennent. »

Parlez nous de votre élevage familial dont les produits naissent sous l’affixe De Galarza ?

« Aujourd’hui, nous avons quatre poulinières. Trois d’entre elles ont participé à la finale des six ans et sont parties ensuite à la reproduction. C’est un gage de réussite. Je pense qu’il est important que les mères aient un ISO, un indice, et des performances.

Il y a d’abord Ubaye de Galarza, qui est née chez nous et a malheureusement dû être arrêtée précocement alors qu’elle aurait dû concourir un peu plus. Elle a déjà donné naissance à trois beaux produits dont le dernier est né cette année. Ensuite, nous avons Vellaska du Talus a une très bonne souche. Son premier produit, Flaubert de Galarza, est âgé de cinq ans et il a déjà de bons résultats en concours. Il y aussi Nikita de Galarza qui a un premier produit âgé de trois ans qui se déplace déjà très bien, nous avons hâte de le voir évoluer les prochaines années. Enfin, nous avons Oréade de l’Ici, que j’avais vendue à une amie vivant en Seine-et-Marne et qui tournait en amateur avec elle. Cette année nous lui avons fait faire une jolie petite pouliche. »

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